RDC : lancement de l’atelier d’élaboration des matières de la masculinité positive à intégrer dans les curricula scolaires à Matadi 

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme Justice Autonomisation et Dignité des Femmes et filles de la RDC « JAD », financé par les Affaires Mondiales du Canada « AMC », il a été lancé à Matadi au Kongo Central, ce 1er août 2025, un atelier d’élaboration des contenus/matières de la masculinité positive à intégrer dans le curricula scolaire au niveau pré-scolaire, primaire et secondaire.

Cet atelier est organisé par le PNUD en collaboration avec son partenaire de mise en œuvre, Femmes Main dans la Main pour le Dévéloppement Intégral « FMMDI », et réunit les représentants des ministères du Genre, de l’Éducation nationale ; des organisations de la société civile ainsi que des services techniques spécialisés dans les questions du genre, de la masculinité positive et de l’éducation.

Ces assises de quatre jours ont pour objectif de produire des matières éducatives porteuses d’égalité, de respect, de coresponsabilité et de non-violence, à introduire dès la prochaine rentrée scolaire.

« Ce qui n’était au départ qu’un plaidoyer devient aujourd’hui une action concrète. Ce que nous inaugurons ici dépasse le cadre d’un simple atelier : c’est une contribution directe à l’édification d’un Congo plus juste, plus équitable et plus humain », a déclaré Mme Laila Nyashi, coordonnatrice de FMMDI/Kinshasa dans son adresse d’ouverture. 

Pour Mme Claudine Rusasura, coordinatrice du projet VBG/PNUD, il s’agit d’un pas décisif saluant l’engagement de FMMDI et de toutes les parties prénantes.

« Grâce au travail qui sera produit, nous allons déconstruire les normes socio-culturelles et une socialisation sexiste fondée sur une masculinité oppressante. Nous allons réécrire l’histoire dans les rapports homme-femme en éduquant depuis le bas âge au niveau préscolaire, primaire et sécondaire sur une masculinté positive respectueuse de l’équité et de l’égalité des sexes. Mieux que poser les jalons, nous sommes en train d’aller vers l’atteinte de cet objectif de voir la thématique de la masculinité positive faire partie intégrante de l’enseignemement grace aux efforts d’un gouvernement disposé et engagé à promouvoir cette approche de lutte contre les VBG. Voilà pourquoi, pour le PNUD et le pays ça sera une très grande avancée dans la prévention des VBG. », a-t-elle déclaré.

De son côté, Mme Noëlla Epie, coordinatrice du programme JAD, a remercié les participants pour leur engagement :

« C’est grâce à nous tous qu’on est là, l’équipe a fait un grand travail, pour qu’on soit là, pousser, avoir la logistique. Merci beaucoup pour votre engagement, pour votre collaboration, sans vous, le PNUD ne peut pas faire ce travail seul. Aujourd’hui on est là, c’est preuve de l’engagement pour résoudre cette question des VBG. Je suis ravie que je sois là aujourd’hui. C’est une occasion pour nous de rassurer aux garçons que toutes les questions des VBG, c’est ne pas seulement une question des femmes, des filles, c’est aussi leur préoccupation », s’est exprimée Mme Noëlla Epie.

L’atelier se déroule sous la supervision du ministère du Genre, Famille et Enfant, représenté par M. Yannick Bokasola, assistant technique de la ministre Leonnie Kandolo. Dans son mot de lancement, il a souligné que deux piliers de la stratégie nationale sur la masculinité positive retiennent particulièrement l’attention :

  • L’amélioration des connaissances communautaires sur la masculinité positive ;
  • La transformation des normes de genre hégémoniques à travers l’éducation et la participation des hommes.

« L’école, en tant qu’espace de formation des citoyens de demain, joue un rôle fondamental dans la dynamique de transformation sociale à travers une masculinité positive. Réformer les curricula scolaires pour y intégrer la masculinité positive, ce n’est pas simplement introduire une nouvelle matière : c’est semer les germes d’une société plus égalitaire, inclusive, pacifique et prospère.», a-t-il déclaré.

Le PNUD et son partenaire FMMDI restent convaincus que cet atelier marquera un tournant dans la prévention des VBG par l’éducation, en formant des générations d’hommes et de femmes imprégnés des valeurs de respect mutuel.

Service de Communication 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *