
Dans le cadre de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences à l’égard des femmes et des filles, une série des sensibilisations a été organisée dans différentes écoles publiques et privées de la ville de Kananga au Kasaï. L’initiative de l’ONG Femmes main dans la main pour le développement intégral ( FMMDI-ONG), a permis d’alerter les élèves, leurs encadreurs et les étudiants sur la montée préoccupante des Violences Basées sur le Genre (VBG), notamment dans l’espace numérique.
Alors que la province du Kasaï Central intensifie la lutte contre les VBG, la République Démocratique du Congo s’est dotée d’un instrument juridique majeur : la loi n°23/010 du 13 mars 2023 sur la cybercriminalité. Celle-ci sanctionne sévèrement les formes de violences numériques telles que le cyberharcèlement, la sextorsion ou la diffusion non consentie d’images intimes.
« Les jeunes sont les plus exposés aux dérives du numérique. Ils doivent être informés pour mieux se protéger », ont rappelé les animateurs au cours des échanges. Durant cette activité, élèves, étudiants, enseignants et responsables pédagogiques ont été sensibilisés sur :
1. Les différentes formes de VBG (physiques, psychologiques, sexuelles, économiques et numériques) ;
2. Les conséquences graves de ces violences sur la santé mentale, la dignité et la réussite scolaire des victimes ;
3. Les risques liés au mauvais usage des réseaux sociaux ;
4. Le contenu et l’importance de la loi sur la cybercriminalité ;
5. Les bonnes pratiques numériques, telles que la protection de la vie privée, la responsabilité en ligne et le refus de partager des contenus sensibles.

Les échanges ont également insisté sur le thème mondial 2025, centré sur les violences dans le numérique, afin d’encourager un usage responsable des technologies par les jeunes.
Le public ciblé a montré un vif intérêt pour la thématique. Les élèves ont posé des questions pertinentes sur la sextorsion, l’usurpation d’identité et les risques de manipulation en ligne. Les enseignants, pour leur part, ont exprimé leur volonté de renforcer la prévention au sein des écoles.
Pour FMMDI-ONG, cette série de sensibilisations veut créer une génération mieux informée, consciente de ses droits et capable de dénoncer toutes les formes de violences.

« Les écoles doivent devenir des foyers de changement.En sensibilisant les jeunes aujourd’hui, nous préparons une société plus juste et plus sûre pour demain », a fait observer Dieudonné Kabasua, Chef des programmes au sein de FMMDI-ONG, au sortir des salles du Lycée Moyo Mupeluke.
Ces séances de sensibilisation visaient à :
1. Accroître la conscience des dangers liés aux différentes formes de VBG, y compris les violences en ligne;
2. Renforcer la responsabilité des jeunes dans leur manière d’utiliser les réseaux sociaux;
3. Encourager l’appropriation de la loi congolaise sur la cybercriminalité au sein des communautés scolaire et universitaire;
4. Et promouvoir un climat scolaire et académique fondé sur le respect, l’équité et la solidarité entre élèves.

Grâce à cette sensibilisation, élèves et enseignants deviennent désormais des sentinelles du changement, capables de prévenir, dénoncer et combattre toutes les formes de violences. Ensemble, ils contribuent à bâtir une société plus informée, plus respectueuse et plus sécurisée pour les filles et les femmes du Kasaï Central.
Communication