Dans le but de renforcer la prévention et amélioration de la qualité de réponse aux cas de violences sexuelles et celles basées sur le genre et les violences liées aux élections dans les milieux estudiantins, des Tasks Forces multisectorielles viennent d’être mises en place à Kananga au Kasaï Central.
L’initiative est de l’ONG Femmes main dans la main pour le développement intégral (FMMDI) avec ses partenaires ONU FEMME, le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) et l’UNESCO.

Ces Tasks Forces sont des programmes de prévention de proximité axé sur la prise en compte des priorités des jeunes dans leur diversité, surtout les jeunes étudiants, et qui vise la promotion d’un changement individuel de comportement.
Ainsi, en vue de créer des conditions leur permettant de transformer leurs vies et faire entendre leurs voix dans un monde plus sûr et plus équitable, FMMDI et ses partenaires compte expérimenter cette approche en commençant par la formation des jeunes qui seront chargés d’animer les groupes des discussions aussi bien avec les hommes qu’avec les femmes.
Ce programme vise à contribuer à la réduction des risques des VBG auxquels les femmes et les filles sont exposées et à créer un environnement favorable de protection des femmes et des filles.

Il sera question de renforcer les aptitudes et compétences des jeunes filles et garçons qui seront chargés d’animer et de superviser l’intervention de VBG et des élections apaisées dans leurs communautés respectives.
Ce programme veut également freiner les comportements à risque et renforcer l’égalité hommes-femmes au sein de la communauté et fournir aux équipes de terrain les outils et compétences nécessaires pour une démarche responsable à l’égard des jeunes filles et garçons et pour l’émergence d’un changement porteur de transformation au sein de la communauté.

Au cours de son exécution, 150 jeunes seront renforcés en capacité pour lutter contre les VBG et les conflits liés à la violence électorale afin de reformer les systèmes de valeurs et prévenir les actes de violences faites à la femme et à la fille.
Ces jeunes seront à mesure de servir de modèles dans leurs milieux respectifs pour des pratiques responsables à l’égard des filles et garçons. Ils proviendront des institutions d’enseignement supérieur et universitaire, de la jeunesse ouvrière, jeunesse des églises et confessions religieuse et les membres du Conseil Provincial de la Jeunesse.

A la fin de la formation et à la suite de l’appréciation des formateurs basées sur les interactions et les compétences, deux jeunes seront retenus pour guider le groupe sur terrain et transmettre le rapport y relatif.
Il faut signaler que la violence à l’égard des femmes et des filles prend diverses formes dans différentes communautés et découle de l’inégalité entre les sexes et des normes et croyances patriarcales qui façonnent la socialisation des individus et des groupes.
Communication FMMDI